S’adapter à différents lieux de vie - Eva Bresser raconte...

2001 - 2019

TOULOUSE (& FREIBURG PUIS RE TOULOUSE)

Je suis née à Toulouse mais j’ai beaucoup bougé depuis ! J’ai commencé à l’âge de quinze ans avec le programme Brigitte Sausay, grâce auquel je suis partie trois mois à Freiburg im reisgau en 2016.
C’est à Toulouse que j’ai développé mon appétence pour l’Art. En effet, j’avais pris comme option « Histoire Allemande et Européenne » mais aussi « Histoire de l’Art ». Lors de ce cours, j’ai pu travailler sur la représentation de la lessive dans le bassin toulousain. Cette option m’a aussi permis d’écrire sur le Jardin des Tarots de Niki de Saint Phalle, que j’affectionne depuis déjà 2014.

En effet, à l’occasion d’un voyage de classe, nous étions allé.e.s visiter son
exposition au Grand Palais à Paris. Je suis simplement tombée amoureuse de ses statuts difformes, de son insolence fusillante et de ses têtes de morts disco.

C’est aussi dans ma ville natale que j’ai intégré le Conseil Régional des Jeunes d’Occitanie. Durant un mandat de cinq années, j’ai eu l’occasion de participer et d’élaborer de nombreux projets pour la jeunesse occitane. Une action dans laquelle je me suis particulièrement impliquée est la création d’un jeu de cartes. Ce jeu a pour but de soulever des questionnements que des jeunes lycéens pourraient se poser. Des thèmes comme la sexualité, l’inclusivité ou encore l’égalité y sont abordés. Après un an de travail, le jeu a été délivré à de nombreux établissements scolaires de la région.

2019 - 2020

FREIBURG IM BREISGAU & HANOVRE

Mon bac ES en poche, j’ai décidé de prendre une pause « à l’allemande », en partant cinq mois de nouveau à Freiburg, puis sept mois à Hannover. J’ai adoré prendre ce temps pour moi. J’ai pu apprendre l’allemand plus en profondeur et surtout travailler dans un Pflegedienst de février à juillet 2020. Ce fût une expérience incroyable.

exemple de cadeaux que je recevais de mes patient.e.s (avec mon vélo en arrière plan)

Être au contact des personnes âgées dépendantes en début de pandémie, alors même que toutes leurs habitudes ont été bousculées leur offrait un cadre social sécurisé. Je retiens de ce travail que l’aide dans leurs tâches quotidiennes, comme faire leurs courses ou un peu le ménage n’était pas le plus important pour eux : ce qu’ils voulaient c’était du lien, du contact, de la discussion, de la compagnie. Et pendant deux à trois heures par semaine, j’ai eu la chance de pouvoir leur donner cela.

A l’été 2020, j’ai fait le canal du midi à vélo. Cette expérience m’a permis d’aller au delà de mes limites, et de prendre que j’en étais capable. Ce séjour m’a grandement marqué.

2020 - 2023

Mes années licences se sont déroulées à trois endroits, tous très différents les uns des autres.

CLERMONT-FERRAND

A la fin de l’année 2020, j’ai intégré la double-licence d’Etudes Européennes et Internationales, parcours franco-allemand, qui se déroulait entre l’Université Clermont Auvergne, l’Universität Regensburg et aussi soutenue par l’Université Franco-Allemande.

Je suis tombée amoureuse de la ville de Clermont-Ferrand. J’y est spirituellement grandie. Etant donné que la ville est candidate pour l’élection de la Capitale Européenne de la Culture 2028, il y avait une réelle effervescence. Je suis entrée dans ce bouillonnement grâce à un cours d’écriture critique durant lequel nous allions assister à des spectacles, visiter des expositions, regarder des films, lire des œuvres puis écrire une critique sur ceux-ci. Grace à ce cours, j’ai appris les codes journalistiques et à porter l’attention à chaque détails d’un texte.

C’est également à Clermont que je me suis engagée au plus au point. En effet, j’étais colleuse féministe la nuit, et bénévole à l’AFEV et au SUC le jour.

La nuit, avec le collectif des colleuseuses, nous allions redécorer les murs de la ville. J’ai des souvenirs nocturnes gravés à vie grâce à cette expérience. Parfois ils sont brillants, parfois ils sont obscurcis par la présence de la police. Je garde toutefois en tête que c’est grâce à cet engagement que j’ai pu m’instruire sur l’inclusivité totale, les combats menés et à mener et l’engagement personnel.

Le jour, j’optais pour la casquette académique de l’étudiante engagée. En effet, au travers de mon bénévolat à l’AFEV, j’ai aidé deux élèves de primaire. Elles avaient besoin de soutien
dans les devoirs, mais je leur apportais aussi des temps de loisir. En effet, elles ont grandi dans des familles très défavorisées. Grâce à un financement de l’AFEV, je les amené aux musées, à la patinoire, à la bibliothèque, au bowling ou encore au cinéma. Au gré des séances et des sorties, nous avons réussi à tisser un réel lien de confiance. Je garderai toujours en souvenir les dessins qu’elles m’offraient.

Mes années de Licence ont aussi été rythmées par mon implication dans plusieurs troupes de théâtre. Ma première expérience était en tant que bénévole dans la troupe du Service Culturel Universitaire. C’était un atelier dans lequel des étudiants, deux artistes et des demandeurs d’asile, qui suivaient des cours de Français Langue Etrangère dans le but d’intégrer l’Université Clermont Auvergne, montaient de toute pièce un spectacle mélangeant scène théâtrale et musique.

Aussi, j’ai eu l’honneur d’être présidente du Club Franco-Allemand. C’était un BDE de l’Université Clermont Auvergne. Grâce à mon élection à ce poste, j’ai pu mettre en place plusieurs projets culturels. Le premier fut l’élaboration d’une chasse au trésor dans le centre de Clermont-Ferrand, qui avait pour but de faire découvrir le patrimoine architectural et culturel de la ville aux nouveaux étudiants. Ils avaient une carte avec des épingles de repère et des devinettes.

Nous avons aussi mis en place plusieurs buffets franco-allemands, qui permettaient aux étudiant.e.s français.e.s ou allemand.e.s de découvrir une nouvelle gastronomie. En coopération avec le DAAD, nous avons aussi proposé une sortie à la patinoire à tous les adhérents du Club.
Ces deux années clermontoise fut charnières dans la construction de mon identité… mais l’amour ne dure que deux ans ! Et me voilà pour de nouvelles aventures à…

RATISBONNE

J’ai vécu une année à Regensburg, en français Ratisbonne. Ce fût dans le cadre de ma troisième année de licence.
Dans cette petite ville de Bavière, j’ai été une membre active de la troupe des étudiant.e.s internationaux de l’Université Regensburg. Nous travaillions sur une reprise de la célèbre pièce « Don Tristano und Donna Isotta » (en allemand) par Herbert Rosendorfer. En fin d’année, nous avons donné cinq représentations, dans la salle de théâtre au sein de l’université. Mon rôle était de tirer les rideaux.
J’ai adoré suivre les cours dans le système universitaire allemand. Cette liberté de choix me convient parfaitement.

Ainsi, j’ai pu suivre un cours sur les bande-dessinés, sur la différence de représentations du terrorisme dans les films français et allemands, ainsi que sur le cinéma français sur les banlieues. Durant un de mes cours sur la culture en Bavière (du Moyen-Âge jusqu’à aujourd’hui), j’ai eu l’opportunité de visiter l’exposition contemporaine du musée Brandhorst à Munich, qui mettait en lumière Nicole EISENMAN. Enfin, durant les derniers mois, j’ai écris mon Mémoire de Licence sur le thème suivant : « De la figure de sorcière libre à la récupération capitaliste : que reste-t-il de l’écoféminisme ? ».

BERLIN

J’ai eu l’occasion de vivre deux fois à Berlin. Ces escapades dans ma ville de cœur était à
l’occasion de stages.

Le premier s’est déroulé à l’Institut Français Berlin. C’était un stage dans le service linguistique de juin 2021 à août 2021. Ces trois mois au bureau en charge de la coopération linguistique, fût très joyeux, grâce à mes collègues tous plus gentils les uns que les autres. Il m’a permis de me former sur de nombreux logiciels internes.

En 2022, je suis retournée dans la capitale de la techno pour un stage à l’Office Franco-Allemand pour la Jeunesse. Il a duré 3 mois et 16 jours. J’ai intégré le Bureau des Echanges scolaires et extra-scolaires.

Mes trois missions principales étaient : Le Forum Franco-allemand durant le Festival d’Avignon, le « Parlamentarischer Abend », mais aussi la recherche de nouveaux partenaires, c’est à dire des institutions ou associations sportives, scientifiques, mais surtout culturelles, grâce à l’élaboration d’une base de donnée qui recense le paysage associatif culturel français, allemands et européens. Mes missions consistaient à établir un état des lieux culturels, de l’aide à la logistique et à la préparation d’évènements et de manifestations culturelles, de la traduction, du travail administratif, etc.

Durant mes mois berlinois, j’ai connu le Hamburger Bahnhof Museum, qui est devenu, à égalité avec le Stedelijk Museum Amsterdam, mon musée préféré. Je le trouve complet, aéré, et avec une belle programmation.

2023 - ...

MARSEILLE

Et me voici à Marseille ! J’ai intégré la promotion 2024 du double master de médiations et de politiques culturelles franco-allemande, entre l’Aix-Marseille Université, l’Université Hildesheim et soutenu par l’Université Franco-Allemande.

Dans cette ville en ébullition, j’ai intégré plusieurs associations : COP1, qui propose aux étudiants en situation de précarité des paniers alimentaires mais aussi des sorties culturelles ; Terre Ludique, qui organise et encadre des ateliers autours de jeux (de société, de rôles, pour enfants, escape game, etc) ; et le festival de musique Avec Le Temps, qui tous les soirs d’une semaine invitent deux artistes d’horizons musicaux différents, à performer sur scène, initiant ainsi les découvertes chez le public. En outre, je suis déléguée de Master (un non-choix car élue contre mon gré).

Aussi, j’ai pris une option supplémentaire et je fais partie du Journal culturel universitaire. En tant qu’étudiant.e.s, nous avons été sollicité puis encadré par l’Université afin de créer un journal culturel universitaire. Actuellement en construction, nous alimentons notre site internet avec nos articles.

En outre, dans le cadre du Master, nous avons dû construire une action culturelle. Avec mon groupe de travail, nous avons proposé à des femmes habitant le quartier de Belsunce de prendre part à quatre ateliers photographiques à UrbanProd, avec un artiste. A la suite de ces séances, nous avons exposer leurs photographies dans un café situé en face de la gare Saint-Charles, et organisé une balade de vernissage et une exposition « hors-les-murs » à travers tout le quartier.

Sinon, à côte des études je travaille en tant qu’administratrice et réparatrice dans l’association VéloCampus, situé à Saint-Charles.

Sous contrat avec l’AMU, je répare les vélos des étudiants, m’occupe des locations gratuites des vélos, et j’effectue également des tâches administratives (candidature aux appels à projet, gestions des stocks, inventaires, écriture de la charte de l’association, communications, etc).
Parfois, je travaille aussi pour le Pôle Mission Handicap de l’université et j’accompagne et assiste des personnes en situation de handicap (mental et/ou physique) durant leurs épreuves académiques.

Comme vous le savez, la programmation culturelle marseillaise est INCROYABLE, alors vous me trouverez toujours fourrée au cinéma, à des activités culturelles ou sur les rochers de la Corniche !

En bref

Je m’intéresse à l’art plastique contemporain et au cinéma d’aujourd’hui, notamment les nouvelles productions françaises. En bref, mon réalisateur préféré est Michel Gondry et mon artiste préférée est (entre-autre) Niki de Saint Phalle et Nicole Eisenman (je n’ai pas réussi à n’en choisir qu’une). Sinon, je m’adapte très facilement à de nouveaux lieux de vie, étant donné que j’ai vécu (jusqu’ici) dans 8 villes différentes !


Pur produit du Sud-Ouest (Toulouse), j’y ai vécu jusqu’à mes 18ans. J’ai ensuite oscillé entre (dans l’ordre chronologique !) Fribourg-en-Brisgau, Hanovre, Clermont-Ferrand, Berlin, Regensburg, actuellement Marseille et bientôt Hildesheim :).
A part ça, j’aime écrire des critiques, l’Ecume des Jours (livre ET film), les villes la nuit, le compte @memesdecentralises, l’Art contemporain (oui je sais, dit comme ça, ça fait pompeux), les vaches, beaucoup les fleurs mais surtout les glaces (en toutes saisons !).
& je pense que la bienveillance peut sauver le monde.

Sinon, je cherche un stage sur Marseille pour cet été dans le domaine des arts contemporains, ou festivals de films/danses... Si vous avez des bonnes adresses ou des tuteurs à conseiller, je suis preneuse 😋

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